Départ

Il est parti discret, comme il avait vécu. La maladie contre laquelle il luttait depuis tant d’années a eu raison de sa détermination et de sa force. Épuisé et vidé de sa substance, il a fermé les yeux pour entamer ce qu’il espérait, peut-être, être un nouveau voyage… où la souffrance et l’inquiétude seraient dissipées. Il nous a donné tout ce qu’il a pu et parmi cela, le bien le plus extraordinaire, la liberté de pensée et de vie. J’aimerais que mon infinie tristesse, mon amour le plus profond et mon plus grand respect l’accompagnent là où il va… Cet homme, c’était mon père !


Bereite dir Jesu, noch itzo die Bahn,
Mein Heiland, erwähle
Die gläubende Seele
Und siehe mit Augen der Gnade mich an!

Prépare-toi la voie, ô Jesus, dès maintenant,
Choisis, ô mon Sauveur,
L’âme qui croit en toi,
Et regarde-moi avec les yeux de la grâce !

Johann Sebastian Bach, Cantate BWV 147, Herz und Mund und Tat und Leben (1723)

58 commentaires sur “Départ

  1. Monsieur Straet,
    j’ai également appris que l’Assemblée générale du Cercle belge francophone Richard Wagner avait rendu hommage à mon papa par une minute de silence. J’en suis tout ému et notre famille est très honorée par cette marque de soutien inestimable.
    Soyez, vous aussi, remercié mille fois pour votre message et votre fidélité à mes propos musicaux.
    Amicalement.

  2. Merci, cher Monsieur Habets. Je sais que nous partageons les mêmes valeurs et cela me réjouis beaucoup. Tenter d’aborder la musique et les arts sous cet angle est un travail de tous les jours qui exige la discipline de se remettre en question à tout moment. Je crois fermement à la capacité qu’ont les arts à nous révéler à nous-mêmes… une seule condition à cela: que nous y soyons préparés. C’est là l’un des buts essentiels de toutes mes démarches pédagogiques. Mieux nous connaître pour tenter d’être un peu meilleur.
    Merci pour votre multiple soutien.
    Amicalement.

  3. Monsieur Oenkelinx,
    Hier soir, le 27 Novembre 2012, j’étais à la réunion du Cercle Wagnériens où j’appris par Mr le président le décès de votre père.
    Je désire contribuer à vos douleurs et présente mes sincères condoléances.
    Max, un fidèle auditeur,

  4. Excusez-moi mais je découvre seulement maintenant tous ces commentaires à propos du décès de votre cher papa. ils sont à votre égard élogieux et je m’y associe pleinement. C’est grâce à vous, à votre passion pour la musique et à la manière dont vous la faites passer que je découvre de plus en plus l’humanité de mon père, sa volonté de faire passer à ses élèves ( il était instituteur comme votre papa) et à ses enfants ( mon frère et moi) des valeurs fondamentales telles que le respect, l’amitié, le partage et la tolérance. Je pense que vous comme moi nous y adhérons le mieux possible et que la musique nous conforte dans cet esprit. Quel merveilleux message vous nous transmettez! Je vous souhaite d’avoir le courage de le perpétuer.

  5. Perdre un de ses parents , c’est perdre un des 2 piliers qui sont à la base de ce que nous sommes. C’est pour cela que la déchirure est profonde.!
    Je vous souhaite tout le courage possible pour traverser ces moments pénibles cher Monsieur Onkelinx.
    C Dechamps

  6. Au moment du départ de votre père, nous tenons à vous exprimer notre vive sympathie.
    Ceux qui sont partis restent avec nous à travers tout ce qu’ils nous ont donné.
    Tant que nous pensons à eux, toujours pour ceux que nous avons tant aimés, ils sont encore avec nous.

  7. Merci de tout cœur. Vous retirez de ce poème génial de Baudelaire l’essence de mon billet de ce jour: « Le jour se lève »… Ne rien laisser passer sans en extraire la sève qui va nous enrichir… C’est une devise que j’essaie d’appliquer au mieux.

  8. Cher Monsieur Onkelink,
    C’est avec tristesse que j’ai appris le décès de votre Papa
    En ces moments très douloureux,je tiens à vous exprimer toute ma sym
    pathie et mon soutien pour la douleur que vous ressentez.mais il vous
    restera les souvenirs que nul ne vous prendra jamais, Courage.

  9. Cher jean-Marc ,
    C’est avec un profonde tristesse que j’apprends , la suite tragique et néanmoins logique des évènements dont nous vous nous aviez avertis récemment lors d’une de vos conférences à l’Opéra . Etant absent cette dernière semaine , c’est avec retard que je vous présente mes plus sincères condoléances ainsi qu’à votre entourage .
     » Les minutes mortel folâtre , sont des gangues
    Qu’il ne faut pas lâcher sans en extraire l’or ! »
    Baudelaire extrait de « l’Horloge »
    Profitez de chaque instant , la vie est brève … Comme nous tous profitons des merveilleux instants que vous nous procurez …
    Il nous reste tant de choses à découvrir et à redécouvrir …

  10. Bonjour chère Madame Geortay,
    Laissez-moi vous remercier de tout cœur pour votre message qui réchauffe l’âme dans ces moments difficiles. J’aimerais aussi vous assurer que pour moi, il n’y a pas de « simple élève », mais des êtres humains qui tous se valent et méritent tous la considération, la bienveillance et l’amitié. Je crois que là se trouve l’une des grandes leçons de la musique et de l’art. C’est en tous cas ce que j’essaie de faire passer par et au-delà des œuvres que nous examinons et décortiquons tous les jours.
    Mille mercis pour votre amitié.

  11. Cher Monsieur Onkelinx, je viens d’ apprendre le décès de votre Papa et tiens à prendre part à votre peine.
    Bien que simple élève du cours du vendredi à l’ U3A, j’ éprouve des sentiments amicaux pour mon professeur comme la plupart de mes condisciples.
    Je pense que la musique et le partage généreux que vous en faites, développera encore la grandeur d’ âme que nous vous connaissons.

  12. Cher Monsieur Willain, votre message me touche énormément. Je vous en remercie de tout cœur.
    Vous évoquez ce qui a pu sembler parfois un paradoxe pour certains, à savoir que j’ai continué inlassablement à parler de musique alors qu’un proche était à l’agonie. Ce n’est nullement une prouesse ni une marque de courage, mais la volonté de mon papa qui ne voulait pas que sa maladie perturbe les activités de ses proches d’une part et la force qu’ont les arts et la musique à vous porter au-delà des peines et des tourments d’autre part.
    En assurant ces prestations, je crois lui avoir rendu hommage (une conférence bouleversante pour moi sur le Requiem de Mozart à Nivelles, entre autres, pur hasard du calendrier!) et respecté ses volontés. C’était très important pour moi.

  13. Merci, Didier, pour ce message réconfortant. Vous mettez le doigt sur l’essentiel, la musique et son partage… c’est là, un leitmotiv de ma vie depuis longtemps, cela permet de dépasser les douleurs et les peines.
    Mille mercis.

  14. Cher Jacques,
    Je te remercie de tout cœur pour ton message de soutien. Je connais ton extraordinaire humanité. Elle me touche depuis qu’on se connait et contribue à notre amitié. Toi qui vois et vis les joies et les malheurs des hommes tous les jours, tu es bien placé pour savoir la douleur que représente la perte d’un proche. Ton message m’est d’autant plus précieux.

  15. Cher Monsieur Onkelinx,
    Je suis vraiment désolé de la peine que vous avez ressentie lors de la perte de votre père.
    Je salue le courage qu’il vous a fallu pour assurer vos engagements artistiques pendant ces derniers jours.
    Georges Willain

  16. Je vous présente mes condoléances bien sincères dans cette épreuve douloureuse.
    Puisse la Musique que vous donnez depuis tellement longtemps et intensément en partage avec les autres être une douce compagne, porteuse de force et de réconfort.
    Bien à vous.

  17. Je viens d’apprendre la mauvaise nouvelle, nous en avions parlé samedi. Un tel deuil même s’il est annoncé même s’il est quasiment attendu reste une épreuve terrible. Je sais que dans pareil cas les mots sont impuissants, c’est pourquoi je me tairai après vous avoir cependant assuré de toute ma sympathie. Je crois que seul le temps peut être un baume . Courage.

  18. Cher Jean Marc,
    Je te présente, très sincèrement,ainsi qu’à tes proches toutes mes condoléances.

  19. Merci, cher Franz, pour ces mots réconfortants. Bach, encore et toujours… Mit Fried und Freud, « Selon la volonté de Dieu, je m’en vais paisiblement et joyeusement »… Paisiblement, oui, il est parti ainsi… Je ne sais si une joie intérieure l’habitait… j’espère plutôt un sentiment d’être enfin libéré…
    Amitiés.

  20. Cher Monsieur Hautot,
    Merci de tout cœur. Vous n’imaginez pas à quel point je suis ému par cette extraordinaire gerbe de témoignages de sympathie. Outre les messages du blog, courriers, courriels et SMS viennent de toutes parts. C’est un soutien d’une valeur inestimable.
    Accepter l’inacceptable… voilà un vrai projet de vie. Et j’insiste sur le mot vie. Sans vouloir dramatiser l’art, il faut bien reconnaître que c’est une préoccupation essentielle des artistes… comme de tous les êtres humains. Car, justement, comme vous le dites, il n’y a pas de remède contre l’inéluctable. L’examen inlassable du propos des artistes et leur manière de l’exprimer au cours du temps est une nourriture pour nous, hommes du XXIème siècle.
    Si la science a beaucoup progressé, vous en savez quelque chose, elle ne pourra jamais ni empêcher, ni éradiquer les lois premières de la Nature. Alors, il nous faut accepter cette finitude et l’apprivoiser comme on le peut. Voir et entendre la manière dont d’autres l’ont envisagée est une véritable leçon de vie, de tolérance et d’empathie. Vous le comprenez, il n’y a pas UNE musique qui permet d’accepter l’inacceptable, mais toute une démarche de vie au sein de laquelle l’art et la musique sont des repères déterminants.

  21. Pour chaque circonstance de la vie, Bach nous offre l’occasion de méditer sur le destin humain. Au-delà d’une perfection formelle qui ne cesse de nous émerveiller, sa musique va droit au cœur de l’homme avec une pertinence et une émotion qui dépasse, et de loin, la simple mise en musique d’un texte religieux. J’espère qu’il aurait aimé cette musique…
    Merci pour votre beau message.

  22. Merci, chère Madame Biquet, pour votre témoignage de sympathie. Vous avez raison, on est toujours issu de quelque part et sans doute qu’une part de mon papa vit encore en ses deux fils, Benoit et moi-même. C’est là l’une des magies de la vie. Encore merci.

  23. C’est vrai que la fête de Sainte Cécile ne sera jamais plus la même et que chaque fois que j’évoquerai le 22 novembre, une pensée émue me traversera l’âme, mais n’est-ce pas là aussi le signe que la musique engendre la libération? Les anciens parlaient de Catharsis pour évoquer l’expulsion des passions dont l’homme a besoin pour se libérer de ses drames et tragédies. les arts ont cette fonction. Mourir le jour de la fête des musicien invite à la musique, à prendre conscience, une fois encore de son immense force, de sa capacité à nous faire dépasser les peines liées à notre humanité.
    Merci de tout cœur pour ces mots qui aident à aborder les peines.
    Avec toute mon amitié.

  24. Cher Jean-Marc, j’apprends avec grande tristesse le départ de ton papa, dont tu m’annonçais l’imminence le week-end dernier. Mit Fried und Freud ich fahr dahin (BWV 125) : toute ma sympathie à toi et à ta famille en ces moments d’épreuve.
    Amitiés,
    Franz

  25. Chers Marilène et Juan,
    Merci pour votre sympathie en ces moments difficiles. Vous étiez bien au courant de la situation. Vous avez vous-mêmes vécu des épisodes de la vie bien plus douloureux et vous savez ce que représente l’absence, la tristesse et la peine. Merci de tout cœur pour votre soutien.

  26. Merci, cher Monsieur Delatte, pour ces mots qui illustrent bien une des volontés de mon papa. Pour lui, la vie devait continuer avant tout et coûte que coûte. Il ne voulait pas que sa maladie, son hospitalisation et son décès dont il sentait l’imminence, entravent la vie des siens. C’est bien la raison pour laquelle il est parti avec tant de discrétion, comme il a vécu, le seul jour de la semaine où mon frère et moi étions disponibles toute la journée… Coïncidence sans doute… qui sait!

  27. Cher Monsieur Onkelinx,
    Je m’associe à cette gerbe de témoignages de sympathie.
    Il n’y a pas de remède à l’inévitable mais il reste la musique pour consoler.
    Racontez-nous un jour celle qui vous a le mieux aidé à accepter l’inacceptable.

  28. Quelle émotion de lire votre texte « Départ » et de méditer sur la cantate de Bach ; la gorge serrée et les larmes aux yeux : quel hommage magnifique d’amour et d’émotion vraie vous faites là à votre père ! … Tout à votre image … Tout en très amicales pensées avec vous en ces moments douloureux de perte et de deuil de lui … Le temps aidera à étaler la douleur comme le calme étale la vague … comme vous savez ! Bien à vous en attendant nos prochaines rencontres.

  29. En ces moments de douloureuse séparation, je suis en union de coeur et de pensée avec vous et votre famille, cher Monsieur Onkelinx.
    Je rends aussi hommage à celui qui vous a accompagné dans votre périple.
    Sa trace demeure, son Esprit est toujours vivant…
    Une élève du vendredi à l’U3

  30. Cher Monsieur Onkelinx,
    Attristées par la pénible nouvelle du décès de votre papa en ce 22 novembre, fête de Sainte Cécile, nous vous adressons nos très sincères condoléances et vous assurons de notre réelle sympathie.
    Yvette Botson et Arlette Dutordoir

  31. Jean-Marc,
    Nous sommes de tout cœur avec toi et nous te présentons ainsi qu’à ta famille, nos plus sincères condoléances,
    Marilène et Juan

  32. Cher Monsieur Onkelinx,
    Soyez assuré de ma profonde sympathie en ces moments douloureux, et soyez assuré que vous trouverez l’attention et le soutien amical de tous vos auditoires, à qui vous faites si bien partager votre humanisme et votre goût pour les belles choses de la vie, qui continue…

  33. En reprenant l’esprit des paroles que Gurnemanz offre à Parsifal, sublime initiation spirituelle, vous touchez là à une des données essentielles de la transcendance humaine. Abolir le temps, c’est dissiper définitivement les angoisses de la mort. Alors, seul l’espace infini, certains l’appellent Dieu, d’autres le Néant, d’autres encore l’Absolu nous accueille. Il n’y règne plus d’angoisse, plus de souffrance… et c’est cela l’essentiel. Merci de tout cœur pour ces mots qui réconfortent.

  34. Monsieur Onkelinx,
    Mes pensées vont vers vous en ce jour de deuil…permettez-moi de vous présenter
    ainsi qu’à votre famille mes plus sincères condoléances…

  35. Votre Père s’en allé….Il quitte l’Espace pour se fondre dans le Temps, là où l’Homme tente par sa Spiritualité, son Art de rejoindre le Passé et le Futur…Je pense à vous dans ce chemin douloureux et vous remercie pour tout ce que vous faites passer lors des cours….L’Humain de votre Père est certainement vivant en vous

  36. je te vois peu mais je pense souvent à toi via FB
    sincères condoléances Cher Jean Marc !
    Amitiés
    Pierre

  37. Merci, Madame Dengis, pour votre si précieux soutien. Je crois profondément que l’art et la musique figurent parmi les réalisations humaines qui nous conduisent le mieux vers cet humanisme qui, alors, nous permet d’offrir aux autres sympathie et empathie.

  38. Monsieur Onkelinx,
    Passeur de vie, d’humanisme et d’authenticité, me voilà bien triste de vous savoir en peine. Votre papa devait être un sacré Monsieur!
    Simplement, à vous et à votre famille, je veux vous dire toute ma sympathie.
    Merci pour votre immense empathie.
    Annie Dengis.

  39. Etant père moi-même, j’aimerais que mes enfants pensent de moi ce que vous pensez du vôtre. Il a sûrement dû se dire (et vous dire) aussi combien il était fier d’avoir un fils tel que vous. L’hommage que vous lui rendez par la musique, la voix et l’image m’ont permis ainsi qu’à ma famille de partager un peu votre peine et votre ferveur et de vous exprimer notre sincère sympathie.

  40. Merci, cher Jean-Pierre, pour ce message qui nous réchauffe le cœur. Je sais que la vie ne vous a pas épargné en ce domaine, c’est d’autant plus réconfortant pour nous en ces moments difficiles.
    Amicalement.

  41. Nous vous exprimons notre profonde sympathie, cher Monsieur Onkelinx ainsi qu’à votre famille.
    Et bon courage face à cette perte cruelle.
    Avec nos sentiments les meillleurs

  42. Cher Monsieur Onkelinx,
    Je vous envoie toute mon affection dans cette épreuve.
    Ne pleurez surtout pas de l’avoir perdu mais réjouissez-vous de l’avoir connu.
    Beaucoup de courage

  43. Rien ni personne ne console jamais de la mort d’un père…Toutes nos condoléances et nos pensées les plus amicales cher Jean Marc !

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