La fête de Noël est une fête religieuse, tout le monde le sait. Mais il y a bien longtemps qu’elle est devenue la plus grande fête de l’année pour une bonne part des occidentaux qu’ils soient chrétiens ou non. Car au-delà d’une fête récupérée par le commerce, Noël doit être une fête du partage, de la tolérance et du respect.
Dans mon métier, je vois trop de gens qui se présentent pour acheter un cadeau à quelqu’un qu’ils n’aiment pas… contresens suprême d’abord de faire un cadeau sans amour, amitié ou respect, en un mot hypocrisie, stupidité ensuite d’afficher ouvertement son mépris, sa haine même parfois de l’autre.
La marginalité de celui qui n’offre rien à Noël en amène plus d’un, sans le sou, à voler pour faire un cadeau à un proche qu’il aime. Paradoxe que de commettre un forfait, c’est-à-dire un geste anormal pour être capable d’offrir, c’est-à-dire exécuter le geste normal… Comme si offrir c’était donner un objet, c’était consommer… Comme si offrir, ce ne pouvait pas être le geste de donner de l’amour, de faire un sourire, d’embrasser, de donner un regard… Comme si offrir ne pouvait pas simplement relever de la sympathie, du respect, de la compréhension ou de l’accompagnement… Car le vrai cadeau de Noël, quelle qu’en soit la philosophie, c’est celui qui veut pour l’autre un bonheur et une joie.
Alors, rien de plus beau, de plus magique que la fête de Noël ne peut exister. Si les lumières des rues, celles des villes, des maisons, des sapins, des décorations diverses illuminent l’extérieur, je vous souhaite à tous la même lumière intérieure, celle qui fait jaillir le bonheur.