Beaucoup de monde se pressait à l’U3A de Liège, hier soir, pour l’inauguration du Festival « Voyages d’été » 2015. La chaleur n’avait pas rebuté les amateurs et c’est tant mieux, car le spectacle en valait la peine !
Photo Armand Mafit
Après l’accueil et le vernissage de la très belle exposition des élèves d’arts « techniques mixtes » de Joëlle Broen et la sympathique réception préparée avec soin par les bénévoles (boissons en tous genres, toasts et amuse-gueules), le public nombreux, plus d’une centaine de personnes, se pressait dans notre Salle 11 un peu plus fraîche que le reste du bâtiment, sous-sol et petite climatisation aidant, pour écouter le trio de bassons très original, les Fagot(t)ines.
Laurence Criquillon, Audrey Luzignant et Joanie Carlier, superbes musiciennes dont la sympathie n’a d’égale que leur talent, nous proposaient un répertoire très varié où toutes les possibilités de cet instrument peu connu et pourtant d’une infinie richesse.
Laurence Criquillon, photo A. Mafit
Audrey Luzignant et Joanie Carlier, photo A. Mafit
Nuances, virtuosité, émotions, clarté de la polyphonie… une vraie découverte et un régal de près d’une heure quart ! Moment didactique très apprécié des auditeurs, l’explication par Audrey des facette variées de l’instrument et l’illustration, par Joanie, de grands thèmes où le basson est mis en évidence dans l’orchestre (Pierre et le Loup, L’Apprenti sorcier, Una furtiva lacrima, le début du Sacre du Printemps,…), suffisait à confirmer que, décidément, le basson n’est pas que balourd. Mais il demande, de la part des interprètes, une technique exceptionnelle et une bonne dose d’humour.
Audrey Luzignant expliquant l’instrument. Photo A. Mafit
Toutes les trois passionnées, elles nous faisaient l’honneur de donner leur premier concert en trio sur notre scène. On aurait dit qu’elles avaient joué ensemble pendant des années tant leur mise en place était impeccable et l’équilibre des voix absolument parfait.
Photo A. Mafit
Après les applaudissements nourris d’un public sous le charme de cette formidable découverte, les conversations se sont poursuivies tard… autour d’un rafraîchissement bien mérité !
Nouveauté de cette édition du Festival, chaque artiste signera un tableau où est repris le programme du jour. La série, unique et originale figurera parmi les lots de notre grande tombola.
Bonheur total pour moi, qui évoque régulièrement le basson dans mes cours et qui adore l’instrument (même si mon problème est d’adorer tous les instruments), mais aussi pour mon fidèle auditeur, José Thomas, un fou d’instruments à vent, qui se trouvait conforté dans sa conviction, confirmée par Laurence, que, puisque nos musiciennes jouent du basson allemand, nommé Fagott, il devrait y avoir deux « t » à Fagot(t)ines… thèse appuyée par nos musiciennes qui insistent pour bien différencier le Fagott allemand du basson français. Les deux instruments n’ont pas exactement la même configuration et dont les doigtés sont absolument différents.
Photo A. Mafit
Il semblerait même que lorsqu’on demande à un bassoniste de jouer du Fagott dans un orchestre, il soit en droit de réclamer… une prime ! Le Festival commence de la plus belle manière !




